Le sucre vanillé maison, ou comment ne rien jeter
Rien ne se perd dans une gousse : un sucre vanillé maison naît d’une gousse déjà infusée, puis séchée.

Après infusion, sortez la gousse du lait, rincez-la à l'eau claire, épongez-la puis laissez-la sécher à l'air libre sur une assiette, deux à trois jours, jusqu'à ce qu'elle ne colle plus du tout. Cette étape n'est pas facultative : une gousse encore humide fera prendre le sucre en bloc et pourra moisir.
Sécher la gousse d’abord, toujours
Coupez-la ensuite en tronçons de deux centimètres et enfouissez-les dans un bocal de sucre en poudre. Comptez une gousse pour 250 g. Fermez, secouez, et oubliez pendant deux semaines : le sucre est hygroscopique, il capte les arômes résiduels et se parfume tout seul.
Le bocal se recharge à l'infini. À chaque fois que vous prélevez du sucre, remettez-en autant, et ajoutez une gousse usagée quand vous en avez une. Au bout de quelques mois, le sucre devient brun clair et sent bien plus fort qu'un sachet du commerce.
Un bocal de sucre vanillé maison sans fin
Même principe pour le sel : une gousse séchée dans un pot de fleur de sel donne un assaisonnement remarquable sur un poisson blanc ou un foie gras. Et pour le rhum, comptez trois gousses fendues par litre, huit semaines à l'abri de la lumière.
Au-delà du sucre vanillé maison
Ce sucre vanillé maison parfume les crêpes, les yaourts et les pâtes sablées sans qu’on ait à ressortir une gousse. Ensuite, il se garde indéfiniment, car le sucre ne s’abîme pas. Enfin, un bocal de 500 g couvre une année entière de goûters.

Ce bocal remplace donc les sachets du commerce, souvent parfumés à l’arôme — voir notre comparaison. Il accompagne aussi bien un riz au lait qu’une brioche perdue. Le sucre vanillé répond d’ailleurs à une définition réglementaire précise.