L’extrait de vanille maison, la recette des huit semaines
Un extrait de vanille maison coûte quatre fois moins cher qu’un flacon du commerce, et sent quatre fois plus.

Il vous faut six gousses pour 250 ml d'alcool à 40 degrés. La vodka neutre laisse toute la place à la vanille ; le rhum ambré apporte des notes de canne et de cacao ; le bourbon donne un extrait plus rond, parfait pour les pâtes à cookies. Choisissez selon ce que vous cuisinez le plus.
Fendre les gousses, mais ne pas gratter
Fendez les gousses sur toute leur longueur mais ne les grattez pas : les graines resteront dans le flacon et donneront ce piqueté noir caractéristique. Coupez-les en deux si votre bouteille est courte, l'important est qu'elles soient entièrement immergées.
Fermez hermétiquement, rangez à l'abri de la lumière, et secouez une fois par semaine. La couleur vire à l'ambre au bout de dix jours, mais la macération n'est pas terminée : il faut huit semaines pour que les composés lourds passent en solution. Douze semaines, c'est encore mieux.
Un extrait de vanille maison qui dure
Ensuite, l'extrait ne se termine plus : à chaque fois que vous en prélevez, complétez avec de l'alcool et ajoutez une gousse tous les trois mois. Certains flacons familiaux ont dix ans. Ne filtrez jamais, laissez les gousses dedans.
Le flacon d’extrait de vanille maison, dix ans après
Un flacon bien mené traverse les années : les gousses du fond datent parfois de la première fournée, et elles donnent encore. Ainsi le coût réel passe sous celui d’un arôme du commerce dès la deuxième année. Un sachet de 250 g alimente une maison pendant tout ce temps.

Les gousses déjà infusées conviennent très bien, une fois séchées, comme pour le sucre parfumé. Et pour le dosage en pâtisserie, nos repères valent les deux cuillères d’extrait. L’extrait de vanille répond, dans le commerce, à une définition précise.